Torches noires qui brûlent
Corps pourris qui empestent
Coulées glauques qui restent
Sous les pas qui reculent
Cauchemars qui accueillent
Bras macabres qui dansent
Tout résonne et l'absence
Des vivants frappe l'oeil
Rues désertes, souillées
Regards froids et sanglants
Qui balaient sur les bancs
Les cadavres glacés
Verte pluie qui crachote
Jour lugubre qui chasse
De sa lépreuse masse
Les lampes sous la flotte
Tension sourde, bruits lourds
Sur les seuils éventrés
Griffes nues, acérées
Mordent le beau velours
Eclats horribles sur
Nos rires gras qui saignent
Fantômes nus qui peignent
La mort sur tous les murs
Coeurs béants qui expirent
Joue humide qui rêve
Troncs brisés dont la sève
Colle aux rouges sourires
Aux dents blanches qui brillent
Répond l'âme innocente
Dans la blancheur dansante
Notre mort qui scintille